L’hiver d’un monde

Posté le 16 septembre 2018 par Pierre-Yves Lenoble dans Articles

rubens-la-vista.jpg

-En langage guénonien, on peut avancer que la Gauche est comparable à l’ « Anti-Tradition », alors que la Droite équivaut à la « Pseudo-Tradition ».

-Qu’est-ce exactement qu’avoir une « bonne mort » ? : c’est parvenir à dématérialiser sa partie matérielle et à matérialiser sa partie immatérielle.

-A bien des égards, il n’est pas impossible que l’humanité est en train de vivre une période post-apocalyptique : en effet, toutes les eschatologies traditionnelles affirment qu’à la fin des temps les hommes seront gourmands et pleins d’envies, en revanche aucune n’a prédit la surconsommation et l’obésité ; elles déclarent que la luxure et la dépravation des mœurs se répandront en masse mais aucune ne parle d’industrie du porno, de millions et de millions d’IVG ou de drag-queens éduquant les enfants ; elles évoquent les dissensions familiales et la division sociale, aucune n’avait prévu le féminisme, le transgenre ou la GPA/PMA ; toutes annoncent des calamités naturelles en tout genre, aucune n’a prédit la géo-ingénierie et les chemtrails ; toutes nous disent qu’il y aura des guerres destructrices partout sur terre, aucune ne fait mention d’attentats sous faux drapeaux ou de soft-power…

-Corruption généralisée à tous les échelons de l’appareil étatique, hommes politiques soumis à des intérêts étrangers, conflits inter-ethniques, décadence culturelle et intellectuelle, flicage des populations, paupérisme et formation de bidonvilles, développement d’églises évangélistes et du wahhabisme, réseaux pédocriminels, attrait croissant pour le foot et la télé-poubelle, influence grandissante des ONG, bref, à la vue de tous ces signes des temps, il apparaît clair que la France va bientôt devenir un pays du Tiers-monde.

-Les petits soldats de la sacro-sainte « liberté d’expression » autoriseraient-ils Voltaire à écrire cela en 2018 ? : « Vous prétendez que vos mères n’ont pas couché avec des boucs, ni vos pères avec des chèvres. Mais dites-moi, messieurs, pourquoi vous êtes le seul peuple de la terre à qui les lois aient jamais fait une pareille défense (Lévitique 17, 7 et 20, 15) ? Un législateur se serait-il jamais avisé de promulguer cette loi bizarre, si le délit n’avait pas été commun ? » (Dictionnaire Philosophique, Edition du journal Le Siècle, 1867, p. 497).

-Chaque découverte scientifique chasse l’autre dans l’oubli et chacune est un coup de grâce à la pensée matérialiste et progressiste : il n’y a qu’une seule vérité, immuable car de nature toute spirituelle, il n’y en a pas trente-six.

-Aucune civilisation n’a survécu à la perte de sa sacralité révélée. Notre société mondialisée n’est qu’une parodie de civilisation, un amas humain acculturé se cherchant en vain des sacralités artificielles.

image018.jpg

-L’homme inférieur préfère avoir tort avec la masse qu’avoir raison avec la minorité. L’homme supérieur préfère la liberté de penser et la quête de vérité à toute représentation sociale… et même à sa propre mort.

-Les formes externes que revêtent les êtres sont transitoires, seules les formes internes qui les soutiennent sont éternelles.

-Le destin des civilisations ressemble par analogie au déroulement annuel des quatre saisons : 1) Printemps : la civilisation bourgeonne à partir d’une sacralité collective révélée et autour d’une autorité spirituelle légitime, porteuse d’une vision du monde unicitaire, qui organise pas à pas l’ensemble du corps social ; 2) Été : le groupe, notamment et surtout les élites temporelles, est totalement soumis aux représentants du Sacré, toute la société est ordonnée, hiérarchisée et atteint un apex civilisationnel (cela se concrétise par de grandioses productions intellectuelles, architecturales et artistiques en tant que fruits culturels) ; 3) Automne : les élites profanes (noblesse et bourgeoisie) se révoltent contre l’autorité sacrale de leur cléricature, s’auto-divinisent illégitimement, remettent en cause les anciens piliers traditionnels et changent toute la tournure d’esprit générale (arrivée de nouveaux cultes, les pensées et les croyances se rationalisent, fractures diverses au sein de la société) : la décadence s’enclenche inexorablement ; 4) Hiver : c’est l’ère terminale des foules et des masses indistinctes (mélangées spirituellement, culturellement et ethniquement) voyant la profanation, la solidification et la mort lente de tous les aspects de la société, c’est le « règne de la quantité », la « fin de l’histoire »…

1_-_Le_Cycle_adamique_et_les_Eres_precessionnelles.jpg

2 Commentaires le “L’hiver d’un monde”

  1. Anwen

    « Il n’y a d’immuable et d’invariable que la Vérité, qui est l’expression des lois de la Nature. Quand ces lois sont violées, il ne reste plus que l’imagination des hommes qui engendre l’erreur sous des formes multiples. »
    Rappelons que les Mystères, qui perpétuaient le culte de la Nature, célébraient une grande fête au solstice d’hiver devenu la Noël.
    C’était une représentation symbolique du retour à la vie, de la remontée du soleil. Cette date marquait le vrai début de l’année astronomique : c’était en même temps une occasion de rappeler la grande science de Myriam si odieusement dénaturée par Ram (les disciples de Ram étaient appelés Ramsès en Egypte), et de raviver son culte, jamais éteint, du reste…
    C’est l’absence de Vérité, l’absence de respect, l’absence de courage : c’est le règne du mensonge, de l’envie, de la lâcheté, qui créent le malaise général dont souffrent les sociétés modernes.
    Croire que telle ou telle réforme dans le gouvernement des nations peut changer la vie morale de l’homme serait une étrange illusion ; on peut lui donner des progrès matériels, des réformes économiques avantageuses aux masses, on n’atteindra pas les profondeurs de sa vie psychique.
    Or, ce sont les souffrances morales qui rendent l’existence amère. L’homme porte en lui une blessure profonde qui a été faite, dans le passé, à la tête et au cœur de l’humanité par ses criminels ancêtres. Ce sont eux qui, en étouffant la Vérité, en avilissant la Femme, en donnant à leurs descendants l’exemple de toutes les lâchetés, ont été la cause première de toutes les souffrances accumulées pendant des siècles sur la tête des générations montantes. L’homme actuel en est la victime. Il naît esclave d’un atavisme lointain qui le sollicite à refaire la terrible expérience du mal, malgré les cataclysmes sociaux qui en ont démontré les redoutables conséquences.
    Cependant, la maladie dont souffre l’humanité n’est pas fatalement mortelle ; on peut la guérir, car, si le mal a souvent triomphé, le bien aussi a évolué, et ses Victoires, quoique moins bruyantes que celles de son terrible adversaire, ont laissé une profonde empreinte dans la Nature humaine.
    Aujourd’hui, la lutte est décisive : ou l’effondrement des nations dans la dégénérescence des masses, ou la brillante renaissance depuis si longtemps annoncée ! Et que les sceptiques ne viennent pas nous dire que c’est un rêve irréalisable. Il suffit, pour en faire une réalité, de rétablir dans le monde :
    - Le respect de la Vérité ;
    - Le respect de la Femme ;
    - Le courage moral.
    Remettre dans le monde la « Vérité », combattre toutes les erreurs, faire la guerre au mensonge, à l’hypocrisie qui le couvre, à la fausseté qui l’excuse ou le justifie ! Voilà le premier point à réaliser, car c’est de la Vérité, seulement, que peut sortir la concorde, et la Vérité manque dans l’ordre social parce qu’elle manque dans l’ordre moral. L’erreur s’est glissée partout, qu’elle soit religieuse, philosophique ou scientifique, elle règne en souveraine maîtresse, on l’impose par suggestion social, elle est dans nos mœurs, elle est dans l’enseignement donné à nos Enfants, elle est dans nos institutions. Nous en sommes tellement imprégnés que nous n’en avons plus conscience, nous avons fait de cet état de choses notre état normal. Pendant des siècles l’esprit humain a été enfermé dans un réseau d’erreurs, et nos institutions modernes, qui en dérivent, sont pour lui comme un instrument de torture qui veut le forcer à prendre une direction qui n’est pas celle que lui avait donnée la Nature.
    Pour remettre dans le monde le respect de la Femme, il faut reconnaître sa vraie nature physiologique et psychique, faire la lumière sur sa valeur réelle, afin que les gens de bonne foi puissent opposer victorieusement des Vérités démontrées aux mensonges qui l’ont avilie dans les siècles passés, qui l’avilissent encore dans la société moderne, et servent de prétexte à ceux qui veulent la tenir à l’écart pour prendre la place qu’elle devrait occuper dans le monde. Il faut, ensuite, montrer au jeune homme que ses ancêtres, en méconnaissant le respect de la Femme, ont gâté son existence, supprimé tout l’idéal de la vie, toutes les sublimes envolées de l’Esprit, tous les grands élans du cœur que l’homme ne trouve que près de la Femme qu’il respecte.
    Et non seulement ils ont supprimé tout ce qui peut donner à l’homme le réel bonheur, mais ils lui ont légué, en échange, l’habitude de la dissimulation, une crainte inavouée de la Femme, le germe de toutes les brutalités, et le remord de leurs crimes. Tout cela constitue le triste héritage atavique que le jeune homme traîne derrière lui, comme le forçat son boulet. L’homme, aussitôt qu’il est homme, entreprend contre la Femme une lutte, dans laquelle il triomphe. Mais ce triomphe est, pour lui, un remord, et c’est ce remord qui le tourmente, c’est ce triomphe qu’il veut justifier par des mensonges ; il sent qu’il a écrasé quelque chose de grand, quelque chose qu’il devait respecter, qu’il voudrait respecter, mais l’orgueil ancestral, qui le domine, le pousse à la lutte et lui fait honte de ses remords, alors il s’étourdit lui-même pour ne pas entendre les gémissements de sa propre conscience qui proteste.
    Pour remettre dans le monde le courage moral, il faut soi-même en donner l’exemple.
    Dans les heures de crises, comme celles que nous traversons, il faut oser lever l’interdit mis sur les antiques et éternelles révélations de la science, il faut oser lever tous les voiles, montrer toutes les plaies et jeter aux quatre vents de la publicité toutes les Vérités, supprimant une bonne fois, et pour toujours, les secrets ésotériques.
    Mais il faut surtout conformer sa vie à la doctrine dont on se fait l’apôtre, sans crainte d’être ridiculisé par les sots, avili par les pervertis, attaqué par les envieux, persécuté par les fous.
    Le jour où l’homme pourra se libérer de l’atavisme qui l’entrave, le jour où il osera revenir à la Vérité, écouter la Femme qui l’enseigne et pratiquer le Bien qui en résulte, on pourra chanter dans le monde régénéré une immense Joie, un immense Hosanna, l’homme se sentira tout à coup animé d’une grande fierté, l’effort qu’il aura fait pour sortir de ses guenilles morales lui mettra au cœur une telle joie qu’il ne saura comment l’exprimer. Cette revanche du Bien sur le mal sera un immense soupir de soulagement.
    Aussi, les événements prédits par l’Apocalypse vont devenir une réalité. Mais ce n’est pas une révolution, c’est une Évolution pacifique qui va changer le monde.
    Cela ne viendra ni de la politique des vieux gouvernements, ni de la violence des anarchistes, ni de la science des « Darwinistes », mais d’une force plus puissante que toutes celles-là : de la parole de Vérité qui secoue et ranime les esprits, de la parole de la Femme qui fait vibrer la conscience des hommes.
    Cordialement.

    • Pierre-Yves Lenoble

      Bonjour, votre commentaire est intéressant ; je dois vous dire que je pense strictement l’inverse de vous : une société traditionnelle est par définition patriarcale, cela permet de lutter contre l’hypergamie féminine (d’où la création de rites matrimoniaux permettant la création de familles, à la base de toute sociabilité). Vous savez, le livre qui m’a le plus inspiré et qui m’a le plus aidé dans ma vie perso est « Sexe et Caractère » de Otto Weininger ; en fait, tant pis si cela vous choque, dans la hiérarchie des états multiples de l’être, je pense que H et F n’appartiennent pas au même règne biologique (en gros, la femme est le plus intelligent des animaux et l’homme le plus stupide des anges); quand je quitterai la France-poubelle et sa bien-pensance suicidaire, je publierai un long livre sur ce sujet. Quand Salomé demande à Jésus quand arrivera le Royaume de Dieu, Jésus répond : « Quand les femmes arrêteront d’enfanter ». F est matière/substance (mater), H est forme/essence, d’où la polarisation et l’attraction réciproque. Cordialement

Répondre

D'autres nouvelles

Articles

Chaîne youtube et Souncloud

Voici les liens de notre chaîne youtube et de notre ...

L’hiver d’un monde

-En langage guénonien, on peut avancer que la Gauche est ...

L’île mystérieuse

 « Parmi les îles de l’Inde qui sont situées sous l’équateur, ...

Itw Vie et mort des civilisations (video)

Suite à la censure de la chaîne youtube de LLP, ...

Réflexions estivales

-Les pseudo-catholiques traditionalistes qui dénoncent la gnose n’ont pas honte ...

Les deux portes

  « C’est ainsi qu’il y a des lieux qui sont plus ...

La sacralisation du pouvoir

« Ce mot de roi est un talisman, une puissance magique ...

Du héros à l’anti-héros

« Étant réel et sacré, le mythe devient exemplaire et par ...

Le symbolisme des géants

« Les géants, à ce qu’on assure, voulurent conquérir le royaume ...

Les mondes engloutis

 « Alors le dieu des dieux, Zeus, qui règne suivant les ...

Le pont périlleux

 « Ainsi, le passage du pont n’est pas autre chose en ...

La représentation du monde des Anciens

« Ce qui est en bas est comme ce qui est ...

Petit précis de subversion

« L’être qui ne sait pas dominer ses impulsions instinctives devient ...

Soutenez mes travaux sur Tipeee

http://www.tipeee.com/user/lenoble-pierre-yves

La danse macabre de l’humanité

-La subtilité du monde extérieur dépend intimement et synchroniquement de ...

Aphorismes

L’homme qui ne se connaît pas est ontologiquement inférieur au ...

L’universalisme véritable

« Il existe bien des chemins de recherche, mais la recherche ...

Le secret sacré

« Il n’y a de joie que dans l’infinitude. Il n’y ...

La fin d’un monde

« L’histoire de l’Europe au cours de la fin du Moyen ...

Métaphysique de la caverne

« Aucune émotion en lui ; dans son ascension, il n’avait plus ...

La gamme cosmique

« Par delà tous ces cieux le dieu des cieux réside », ...

La contrefaçon de l’âge d’or

« Ne vous ai-je pas annoncé au sujet de l’antéchrist un ...

Le moi et le Soi

  « Fais monter le soi par le Soi, ne laisse pas ...

L’âne volant

Nous nous proposons ici d’expliciter la riche symbolique de ce ...

La légende du Roi endormi

« Aux approches du Jugement, la Terre sera glacée de crainte. ...

Liens pour se procurer nos ouvrages

Archè Milano

Métaphysique du moyen-âge : http://www.editionsarche.com/PBSCProduct.asp?ItmID=14755129 Le symbolisme du Centre : http://www.editionsarche.com/PBSCCatalog.asp?ItmID=23783805  

Fiat Lux

Diablerie de foule – Le chemin vertical – Vie et ...

Soutenez-moi sur Tipeee

http://www.tipeee.com/user/lenoble-pierre-yves

Soutenez mon travail sur Tipeee

Soutenez mon travail sur Tipeee

http://www.tipeee.com/user/lenoble-pierre-yves

Habitants |
Paganismeceltique |
Tournée FJ en Bretagne |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | les SALAFIS ne suivent pas ...
| Catholiques à Livry-Gargan
| Matregbezawe