Nos ouvrages publiés

Posté le 16 août 2017 par Pierre-Yves Lenoble dans Articles

 

Voici la liste de nos ouvrages avec leur arrière de couverture

Le symbolisme du Centre

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Le « Centre », notion universelle connue depuis les temps les plus archaïques quoique insuffisamment mise en lumière à notre époque, désigne traditionnellement le lieu, tangible ou symbolique, le plus chargé de Sacré, le point névralgique situé au « milieu de la terre », autour duquel chaque civilisation, chaque “monde” naît, se développe et meurt.

Ainsi, tout lieu saint, qu’il ait la dimension d’un vaste territoire (pensons à la « Terre Sainte » palestinienne, à la Chine dénommée l’ « Empire du Milieu » ou encore à la Suisse appelée par ses habitants « milieu du monde »…), d’une ville (Jérusalem, « Centre du Monde » pour juifs et chrétiens ; La Mecque, centre spirituel de la sphère musulmane ; Rome, centre de l’Empire Romain ; la cité impériale pékinoise, centre de l’ « Empire céleste » chinois), d’un édifice religieux ou d’un monument sacré (le Temple de Salomon, l’Omphalos de Delphes, la Kaaba mecquoise, le Palladium de Troie, les pyramides égyptiennes ou aztèques…), ou la modeste taille d’une simple habitation individuelle ou d’un petit sanctuaire secondaire, était conçu comme une imago mundi et faisait office de centre de gravité d’un espace qualifié à la circonférence bien définie, où les forces chaotiques étaient chassées à l’extérieur de l’enceinte périphérique.

Dans la perspective analogique et concentrique qu’avaient les Anciens, le monde connu (l’écoumène) se trouvait donc au centre de l’univers, la capitale sainte au centre de l’écoumène, le temple au centre de la cité, l’autel où brûle le feu perpétuel au centre du bâtiment sacré… etc.

C’est bien au « Centre » que toutes les directions de l’espace se rejoignent ; c’est donc là que l’ « Axe du Monde » coupe le plan horizontal, permettant aux hommes une communication directe avec les dieux, situés dans les hauteurs éthérées du ciel, mais donnant aussi l’accès au monde souterrain, résidence des morts et du Chaos primordial pré-formel (par exemple, la cité de Jérusalem communique avec le haut et le bas, car elle est caractéristiquement surnommée la « Porte du Ciel » aussi bien que la « Bouche du Tehôm », de même que Babylone était la « Porte des Dieux » comme la « Porte d’Apsû »).


« Enfin et surtout, nous insisterons sur le fait que tout retour au « Centre » équivaut à une quête initiatique individuelle… »


Du reste, il faut bien voir que dans la vision du monde particulière aux civilisations traditionnelles, l’espace habité se devait d’imiter un modèle cosmologique, mythique ou religieux : le plan terrestre, physique, était constitué comme un reflet du plan céleste, métaphysique…

Les centres cérémoniels érigés par les hommes au cours de l’histoire se sont toujours présentés comme des hypostases matérialisées du seul et unique « Centre du Monde », immatériel, siège de la divinité réunissant en elle toutes les antinomies, c’est-à-dire le « moteur immobile » ou l’ « Invariable Milieu », le moyeu de la roue cosmique qui est à l’origine et à la fin de toute manifestation.

À travers les écrits saints, les cosmogonies des peuples primitifs, les récits mythologiques ou les légendes véhiculés par l’imaginaire populaire, le « Centre » par excellence, le séjour des dieux et des immortels, assimilé à la fois à l’ « âge d’or » primordial et au paradis post-mortem, a été revêtu d’une floraison de symboles typiques et immémoriaux (aux significations variées mais toujours complémentaires) qu’il convient de rendre intelligibles, tels que l’ « arbre de vie », la « montagne cosmique », le « nombril du monde », la « porte du ciel », la « voie des dieux », la « caverne aux trésors », le « séjour des bienheureux », l’« île des saints », la « terre pure », la « fontaine d’immortalité », le « pilier universel », le « jardin clos », la « cité céleste », sans oublier les divers royaumes merveilleux et autres palais magiques de nos bons vieux contes de fées.

Par là-même cette étude permettra de constater l’incroyable gouffre qui sépare le “vivre-dans-le-monde” traditionnel, qualifié et centré, du vide existentiel du monde moderne crépusculaire, littéralement “désaxé” et “désorienté”.

Enfin et surtout, nous insisterons sur le fait que tout retour au « Centre » équivaut à une quête initiatique individuelle, à une réintégration ontologique à tout moment opérative, car n’oublions pas que le « Royaume de Dieu » se situe avant tout « en nous-mêmes », « au milieu de nous »…

Métaphysique du Moyen-âge

METAPHYSIQUE DU MOYEN-ÂGE. Pierre-Yves Lenoble

Le Moyen Âge ne fut pas la période historique de ténèbres que la doxa moderne nous dépeint constamment. Bien au contraire, l’époque médiévale a constitué, selon nous, l’âge d’or civilisationnel de l’Occident, qui a vu sa société toute entière se conformer à un modèle intégralement traditionnel, en mettant en pratique les principes métaphysiques, véritablement immémoriaux et universels, qui transcendent le temps historique et l’espace où les hommes vivent. En effet, ce Moyen Âge vitaliste, celui des cathédrales, des croisades et du bouillonnement intellectuel, où l’Europe se considérait comme une unité supra-humaine et constituait ce que l’on appelle la Chrétienté, a imposé un sceau d’éternité sur l’histoire du monde occidental, qui n’a cessé depuis cette période de s’écarter de sa propre tradition… pour son plus grand malheur. En nous abreuvant aux diverses sources ouvertes par les grands clercs médiévaux (écrits sacrés, théologie, arts, chroniques, romans…), continuateurs et accoucheurs de la pensée des Pères de l’Église, et par l’imaginaire collectif (contes, légendes, fabliaux, coutumes…), qui a grandement façonné les piliers mentaux et oniriques des occidentaux, cet essai tentera de dégager les grands thèmes de la fertile métaphysique du Moyen Âge. Perçons donc l’écorce de l’histoire et rongeons avidement l’os de cet âge béni afin d’en retirer la substantifique moelle, et, nous déclarons, comme l’écrit saint Anselme de Cantorbéry (1033-1109), grand clerc à la pensée si caractéristique de son temps, dans son Proslogion (chapitre I) : « Je le confesse, Seigneur, et j’en rends grâces, tu m’as créé à ton image que voici, pour qu’en me souvenant de toi je te pense et je t’aime. Je ne tente pas, Seigneur, de pénétrer ton élévation, parce que je ne lui compare à aucun degré mon intelligence ; mais je désire avoir jusqu’à un certain point l’intelligence de ta vérité, que croit et aime mon cœur. Car je ne cherche pas à comprendre pour croire mais je crois pour comprendre. Car je crois également ceci : si je ne crois pas, je ne comprendrai pas »…

http://www.editionsarche.com/PBSCProduct.asp?ItmID=14755129

 

Le chemin vertical

Le chemin vertical

Cet opuscule a pour objet un thème mythologique bien connu des traditions les plus diverses, celui du voyage périlleux, de l’aventure héroïque et de la quête initiatique. L’idée principale que l’auteur se propose de dégager dans cette étude est que derrière leurs formes d’exposition multiples et variées, les grandes péripéties mythiques nous racontent comment notre véritable « Moi », en luttant vaillamment face à son psychisme illusoire et en s’extrayant difficilement de la matière corruptible, peut transmigrer jusqu’à sa délivrance finale. En d’autres termes, il s’agira de comprendre que les nombreux récits sacrés et autres légendes populaires, de nature avant tout symbolique, nous présentent des pérégrinations terrestres intelligibles à l’entendement humain (escalade d’une montagne, navigation, traversée de la forêt, descente dans la grotte… etc.) dans le but de dévoiler subtilement par quels moyens chaque homme a l’occasion de « sauver son âme ». Cela nous permettra également de s’apercevoir que tous ces scénarios mythiques, quoique divergents dans leur extériorité, revêtent des significations tout à fait concordantes et universelles, et, par conséquent, de poser la question de leur source commune. Aussi, cet essai tentera de montrer qu’il y a une transcendance primordiale, un chemin vertical, qui unit en amont et de façon sous-jacente l’ensemble des traditions humaines, constituant toutes des « chemins horizontaux » particuliers, de la même manière que chaque être vivant n’est qu’une parcelle contingente de l’Être absolu. Ainsi donc, nombreux et difficiles sont les chemins individuels partant de la périphérie du monde matériel en direction du seul et unique centre spirituel : le Royaume de Dieu, qui « n’est pas de ce monde » mais qui est pourtant situé « en nous-mêmes ». À travers cette étude concise, le lecteur est invité à méditer sur son propre cheminement existentiel, et à conclure, comme le dit le poète mystique Farid-ud-Din ‘Attar, que « Pèlerin, pèlerinage et chemin n’étaient que moi-même vers Moi-même »…

http://editionsfiatlux.com/nouveautes/le-chemin-vertical

Diablerie de foule

Diablerie de foule

Cet opuscule se propose de mettre en évidence le lien étroit qui existe entre les méthodes de gouvernance visant à contrôler, manipuler, asservir, affaiblir ou détruire une population donnée, et les ancestraux procédés occultes, c’est-à-dire les vieilles recettes magiques pour opérer sortilèges, envoûtements et autres maléfices… En clair, cette étude synthétique, s’appuyant sur des sources philosophiques et des illustrations factuelles issues de toutes les époques, montre bien que si les modes opératoires subversifs sont multiples et variés, en revanche leur principe directeur reste toujours le même : celui du chaos constructif qui consiste à créer le plus de désordre possible au sein d’une entité-cible, sans se faire voir et sans subir de choc en retour, pour d’autant mieux la reconfigurer dans un second temps. Or, aujourd’hui, dans nos sociétés modernes où règne l’entropie généralisée et où la majorité des individus sont des esclaves volontaires, tous les secteurs humains d’activité (politique, économique, militaire, publicitaire, médiatique… etc.) se servent allègrement de ces techniques opératives et de ces formules secrètes autrefois connues exclusivement par les sorcières ou les mages noirs. Dès lors, les stratégies politico-militaires, le marketing et l’ingénierie sociale, élaborés par nos costume/cravates depuis le début des temps modernes, s’apparentent ainsi à une vaste sorcellerie collective, à une tentaculaire diablerie de foule. En dévoilant les tenants et aboutissants de cette science de l’illusion et de l’inversion, ce petit essai et la conférence de M. Salim Laïbi sur le sujet connexe de la ponérologie politique, se fixent pour principal but d’ouvrir les yeux du lecteur, afin que celui-ci exerce son esprit critique et sa vigilance face à toutes ces invisibles influences corrosives, et, afin qu’il soit en mesure de répondre comme le lucide renard de la fable au lion qui faisait semblant d’être malade : « J’irais volontiers te rendre visite dans ta tanière ; mais je vois assez de traces de bêtes qui y entrent ; quant à celles qui en sortent, je n’en vois aucune » (Jean de La Fontaine, Le lion malade et le Renard)…

http://editionsfiatlux.com/nouveautes/diablerie-de-foule

Vie et mort des civilisations

Vie et mort des civilisations

Cet opuscule vise à montrer qu’il existe une loi immuable qui détermine la destinée des civilisations humaines. Celles-ci, comme du reste toute chose manifestée en ce monde, passent nécessairement par ces stades successifs de développement : naissance – croissance – apogée – déclin – mort. Dès lors, le trop fameux « sens de l’Histoire » de même que les idées modernes de « Progrès » ou d’ « Évolution », ne constituent que de vulgaires fables. La progression indéfinie au sein d’un univers fini est effectivement une pure hérésie, rien n’étant éternel ici-bas. Ainsi, à travers cet essai, l’auteur, s’appuyant sur des sources traditionnelles diverses et variées, se propose d’affirmer les caractères cycliques et catastrophistes de l’histoire universelle. Cette morphologie historique, bien connue des Anciens, stipule que le destin des civilisations est à tout jamais fixé par des lois naturelles, pour ne pas dire par la Volonté divine, et, surtout, qu’il dépend prioritairement de la soumission intégrale de l’ensemble du groupe humain aux vérités universelles contenues dans une tradition révélée. En d’autres termes, et pour entrer dans le vif du sujet, nous verrons à travers cette étude que si les civilisations naissent et se développent en compagnie de leurs mythes et de leurs dieux tutélaires, celles-ci, en retour, s’effondrent et disparaissent en reniant leur sacralité fédératrice et en commettant l’erreur prométhéenne du matérialisme moderniste. La marche des temps historiques ne se déploie donc pas en ligne droite évolutive, mais bien comme une suite de vagues ou de courbes de Gauss successives, ce qui faisait dire tout simplement au grand historien grec Polybe que « Tous les organismes, tous les États et toutes les activités passent par un cycle naturel, d’abord la croissance, puis la maturité et enfin la décomposition »…

http://editionsfiatlux.com/nouveautes/vie-et-mort-des-civilisations

 

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